En ce mardi 6 octobre, Bernard était attendu au Centre Hospitalier d'Arras, pour faire une radio des poumons, et parler enfin
de son traitement de chimiothérapie... Consultation qui avait d'abord été prévue le jeudi 1er octobre, mais qui a été reportée en ce jour car le médecin spécialiste qui le suit, devait assister à
un congrèsje ne sais où,et l'unique train
qui pouvait l'y emmener, était de bonne heure au matin.
La radio n'est pas rassurante, car une poche de pus s'est crevée dans le poumon, et qui dit pus, dit infection... Et maintenant, il est hors de question de lui faire de la chimio, tant que cette
infection n'est pas éradiquée complètement, car ça serait, parait-il très dangereux!
En plus, Bernard est très faible, fatigué par les rayons, et fatigué par le manque de nourriture. En effet, presque plus rien ne passait... Parfois, le simple fait de mettre une cuillère dans la
bouche, lui donnait des hauts de coeur... C'est bien simple, il a perdu plus de 10 kilos en quinze jours.
Alors, ils ont décidé de le garder, de le placer sous perfusion pour le remettre en forme, et de le mettre sous antibiotiques puissants. Mais ils ne savent pas combien de temps ça va durer,
ni même si ils arriveront à soigner cette infection, et si ils en découvriront l'origine ! ! !
Je vous laisse deviner mon désarroi... Ils ne savent pas si ils pourront lui faire ce fameux traitement de chimiothérapie!... C'est un comble!
Et je ne peux m'empêcher de penser à ces cinq jours de perdus... Ils auraient peut-être fait la différence!
Je m'en veux aussi de n'avoir pas été plus insistante auprès du médecin qui était venu le soigner à la maison pour cette méchante tendinite à la jambe, il y a environ quinze jours. Ce jour là,
Bernard faisait 38°1 de température, je l'ai dit plusieurs fois au médecin, mais il n'a pas réagi, pourtant, il savait qu'il a un cancer!
J'ai le tors de faire trop confiance aux médecins, je me dis qu'ils savent ce qu'ils font, et que je ne suis rien pour me permettre des remarques sur leur façon de faire... Mais aujourd'hui,
je pense qu'il faut parfois cogner le poing sur la table pour se faire entendre, et pour leur remettre les idées en place!
Après tout, ce ne sont que des hommes, et ils peuvent se tromper, comme tout le monde...
Malgré cela Bernard est confiant, il est heureux qu'on s'occupe enfin de lui. Et il accepte bien volontiers de rester à l'hôpital, car il sait qu'il sera bien soigné et bien entouré.
Comme je suis encore en congé pour mon "accident de travail", (mon médecin m'a redonné 8 jours), je suis restée avec lui jusqu'à 18 heures.
Je l'ai regardé dormir, ou du moins essayer de dormir. Et pour passer le temps, je me suis mise à faire son portrait sur un carnet à dessin. C'est en fait mon premier portrait avec un modèle
vivant. Le pauvre, je lui ai mis l'oreille un peu trop près des yeux... Mais, c'était la première fois... J'espère faire mieux la prochaine fois!
Un jour, j'ai jurer à Bernard que je ne mettrais jamais sa photo sur mon blog... Mais là, comme ça n'est pas très ressemblant, ça ne compte pas, alors, je vous montre mon essai... Et on ne se moque
pas!
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Bonsoir Babeth<br />
Très beau ton dessin.<br />
Ton épreuve fut difficile, maintenant il faut remonter la pente, ce n'est pas toujours évident. Dis toi qu'il est mieux maintenant lui ne souffre plus et c'est à mon sens le plus important.<br />
Quel amour tu avais pour lui c'est magnifique d'aimer comme cela.<br />
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tu as raison, il ne souffre plus... C'est ce que je me répète pour réussir à accepter son départ si brutal... Le plus magnifique, c'est que c'était réciproque. Merci Nadine pour ton gentil<br />
commentaire.<br />
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F
Flo
20/10/2009 10:41
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Vraiment pas de quoi se moquer de ce portrait! il manque peut être un peu de relief, mais c'est tout.<br />
Je pense fort à toi, dans ces moments de doutes....<br />
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ben non on ne se moque car le prtrait est très dificile et il n'est pas mal ton résultat, moi je ne sais pas faire ! les yeus oui, le sourire aussi mais l'ensemble est toujours mal<br />
proportionné....<br />
Bon Babeth, il ne faut pas perdre courage hein, je suis de tout coeur avec toi dans les pensées<br />
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