proses et poésies, dessins, peintures, photos LAISSEZ-MOI RÊVER! PASSION
Meurtre dans le parc.
Il
faisait noir, on n'y voyait rien... Il y avait bien des réverbères, mais toutes les lampes avaient servi de cibles, depuis bien longtemps, aux gamins du quartier qui s'entraînaient avecleurs
frondes. D'ailleurs, les lumières de la rue n'avaient pas été leurs seules cibles, les vitres du vieux bâtiment avaient elles aussi subi leurs jeux malveillants, quand ce n'étaient pas les
chats, qui par plus de prudence, se déplaçaient désormais sur les toits des maisons... De là, on
devait avoir un sacré point de vue sur toutes les rues alentours, et sans être vu... Le prêtre se disait souvent qu'il aurait bien aimé s'y réfugier comme les chats: Quitter son église, rentrer
chez lui sans être vu, en passant par les toits... Malheureusement, c'était impossible, mais ce soir là, il aurait vraiment aimé être un chat...
Il aperçut
une cabine téléphonique et décida de s'y diriger pour appeler la police. La cabine était bien éclairée, et il se dit qu'il serait moins en danger en
pleine lumière que dans ce coin sombre. Il traversa alors en courant la dizaine de mètres qui le séparait de cette cabine , y entra, chercha une pièce de monnaie dans ses poches, (il en avait
toujours quelques-unes), et composa le numéro d'urgence de la police...