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LA DEPRESSION DE MARIE. (VIII-2008)

Voici la nouvelle proposition d'Écriture Ludique,n°48: Les mots imposés. Mais, cette fois-ci, pour corser le jeu, il faudra se servir obligatoirement des 15 mots, et dans l'ordre proposé dans la liste...
- sens - vie - crise - testament - trivial - toxine -  Bible - pleur - superflu - jouer - suivre -
crier - venger - clairement - cyniquement.

Marie doit donner un sens à sa vie...
Étant en pleine crise existentielle,
elle se met à penser à la mort,
au point de rédiger son testament.
Un testament, c'est un concept trivial,
quand on a soixante dix ans ou plus,
mais là, elle n'est âgée que de vingt ans,
elle ne sait plus se projeter dans l'avenir,
c'est comme si une toxine l'envahissait,
et l'empêchait d'émerger de ce gouffre...
Elle se réfugie souvent dans la Bible,
s'agenouillant en pleur, et suppliant
                                                              le dieu qui semble l'avoir oubliée...
                    Pour ses amis, Marie fait peine à voir.
                   Tout ce qu'ils lui disent, est superflu.
                   Ils essayent souvent de la distraire,             
                   et l'incitent à jouer avec eux.
                   Ils voudraient qu'elle les suive dans leurs joies,
                   qu'elle se mette à crier pour exulter,
                   mais c'est peine perdue, rien ne l'attire.
                   Tout ce qu'elle veut, c'est quitter la spirale
                   infernale de ce monde morbide.
                   Et pour se venger de sa vie sans but,
                   elle ne voit clairement qu'une solution:
                   Simplement en finir avec la vie.
                   Car, ce qu'elle espère, cyniquement,
                                                            c'est que la mort l'entraîne dans un lieu
                                                            où tout ne serait que tranquilité,
                                                            où personne ne pourrait la rejoindre.
                                                            Marie ne cherche plus de sens à sa vie.
                                                            Rencontrer la mort devient son seul but.
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G
<br /> C'est le troisième blog qui me propose la même chose, avec les mêmes mots dans la même liste, dans la même matinée. Je poste donc pour la troisième fois ma réponse, et j'arrête là. Bonne chance, bonnes lectures !Partir dans tous les sens, finalement, en donnait un à sa vie. Après la crise de l'adolescence, puis celle de la quarantaine, finalement celle de la soixante-dizaine était plutôt pas mal !<br /> Son notaire avait pris note des derniers changements apportés à son testament, exercice trivial certes mais nécessaire au bon déroulement de sa dernière lubie. Débarrassé de ses derniers biens terrestres en une après-midi comme on se débarrasse d'une toxine à coups d'antibiotiques de cheval, il était enfin libre, seul dans sa peau, et prêt à partir.<br /> La Bible ne lui aurait été d'aucun secours, et de toute manière il était trop vieux maintenant pour tomber dans sa lecture : un col du fémur brisé pour une chute dans le crédule, ça ne pardonne pas. Que sa bigote de sœur pleure dans le giron du curé du village lors de son départ lui faisait comme un bagage superflu : de toute manière, sa décision était prise, il partait. <br /> Il avait enfin tout largué. Sa retraite, ses potes de belote, ses pétanques du soir, tout. Une seule vie, et une bonne crise vers la fin, ça lui semblait de bonne guerre. En se débarrassant du superflu, légué à sa sœur, l'envie de jouer, de courir, de vivre l'avait enfin repris. Fini de suivre la horde, il allait enfin pouvoir jouer au con si l'envie lui en prenait, suivre les baleines si un bateau l'acceptait comme clandestin, crier sur des ponts de cargos pourris son envie de vivre ses derniers jours à se venger de sa précédente vie, trop calme, trop attendue, trop pépère. Merde, il n'en avait plus l'âge !<br /> Il se voyait clairement trop vieux pour cela, mais le réalisme, il avait donné, merci. Son sac marin trop peu chargé à l'épaule, il avait décidé lucidement ce matin qu'il avait trop pensé, trop réfléchi, et que les bateaux l'attendaient. Il eût aimé partir cyniquement, avec un beau geste du genre brûler l'appartement et s'enfuir, mais sa sœur en profiterait en son absence qu'il envisageait définitive.<br /> Il partit donc, vieux, un peu usé, seul, sur la route qu'il avait choisie. Il en mourut vite, donc jeune.<br />
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B
<br /> merci, Gabian, superbe texte, mais je ne me souviens pas t'avoir demandé quoi que ce soit..?.. Si tu veux que tout le monde puisse lire ton texte , édite-le chez ECRITURE LUDIQUE, avec ton adresse<br /> de blog...<br /> <br /> <br />
B
coucou babethet c'est quelquefois de triste réalité ! il y a un an, je perdais un ami très cher à mon coeur qui a préféré s'en aller le jour de ses 22 ans ; c'était son choix... je le respecte... c'était le 14 août dernier... en tout cas, ton texte est très beauà l'école ??? avec les volcans d'auvergne ! tu ne crois pas si bien dire ; j'avais appris tout ça à l'école et j'avais presque tout oublié ! j'ai réapris ma leçon avec plaisirbises de béa
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B
<br /> moi aussi, ce fut avec plaisir que j'ai lu ton cours...<br /> Pour ton jeune ami, je suis désolée de te mettre ces mauvais souvenirs en tête... Oui, c'était son choix, mais, on peut penser qu'il s'est laissé aveugler par une vague de pessimisme, trop<br /> puissante pour qu'il puisse apprécier toutes les belles choses qu'il y avait autour de lui, ou toutes celles qu'il aurait pu avoir dans son avenir... Sa tristesse l'a surement empéché de faire la<br /> part des choses...<br /> <br /> <br />
A
Très beau texte Babeth et très réussi  Babeth, tous les mots sont dans l'ordre , bravo, amitiés
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B
<br /> merci Aimela. J'espère te revoir bientôt. Bisous.<br /> <br /> <br />
S
coucouj'ai bien aimé ton histoire; c'est vrai que c'est marrant de voir les mêmes mots dans le même ordre avec une histoire différentej'aime bien tes images aussisophiePS : merci pour ton com
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B
<br /> merci pour ta visite, Sophie. Comme tu vois, j'ai rectifié mon erreur, et je te remercie de m'avoir prévenue. A bientôt.<br /> <br /> <br />