
Je n'avais pas compris qu'en cherchant à te plaire
je perdrais mon envie de rester solitaire.
Blottie entre tes bras, sans trop savoir pourquoi
j'oubliais facilement ce si grand désarroi,
qui m'avait submergée, il y a bien longtemps,
qui m'avait étouffée, je ne sais plus comment.
J'avais pourtant juré de ne plus succomber,
j'étais bien décidée, car j'avais trop pleuré.
A la moindre tentative de séduction
émanant d'un jeune homme, si séduisant soit-il,
je fuyais en courant, stoppant la relation.
Je refusais tout net, le moindre compromis.
J'avais bien trop souffert de ma première idylle,
piétinée sans vergogne par mon petit ami.
Mais voilà qu'à présent, j'oubliais mon serment,
qu'une douce chaleur envahissait mon coeur.
Je me laissais guider par un simple bonheur
qui entraînait mon âme au delà des tourments.
Près de toi, je m'étais ressourcée, mon amour.
Peu à peu, j'éloignais ce chagrin étreignant.
Puis vint le temps où je fus libérée, vraiment,
et je crois qu'aujourd'hui je te veux sans détour.
Je redécouvre, enfin, le bonheur de séduire,
et j'avoue, sans pudeur, je savoure mon plaisir.
Maintenant, c'est si simple, car tu es à la fois
mon ami, mon amant, ma moitié et ma vie.
Alors, je t'en supplie, mon amour, promets-moi
que rien ne finira, qu'on est deux pour la vie.