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proses et poésies, dessins, peintures, photos LAISSEZ-MOI RÊVER! PASSION

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L'ICONNU DU BUS. (XI-2007)

                                                          bus2.gif
Ce jour là, il pleuvait.
Je m'étais abritée
sous un arbre feuillu
en attendant mon bus.

C'était l'hiver, et en novembre.               570732vzb0x4c189.gif
Le ciel, devenu noir et cendre,
me semblait bien déterminé
à déverser sur mes habits
la totalité de ses pluies,
diluviennes et si glacées.

Moi, j'étais là, plantée, debout,
sur ce chemin couvert de boue,
dans cett'campagne, vide alentour...
Et j'attendais mon bus, toujours...

Il était dix-huit heures et quart.
Depuis une heure, il faisait noir.
Le vent glacial de la Toussaint
me transperçait de part en part.

Je piétinais sur le trottoir
pour essayer de mettre fin
aux tremblements et aux frissons
qui me prenaient jusqu'aux talons.

C'est dans ce décor digne de Hitchcock
que j'aperçus enfin ce bus mastoc.
Et quand il fit grincer ses roues au sol,
je grimpai en me disant:"j'ai du bol".

Soulagée mais transie de froid,
m'engageant dans l'allée centrale,
je le vis, assis au fond, magistral.
Cette apparition m'apporta l'émoi.

J'eus le souffle coupé, ma vision se troubla.              heart17.gif
Mon coeur se mit à cogner plus fort qu'un tambour.  heart3.gif       heart2.gif
Il battit la chamade. Mon sang ne fit qu'un tour.
Devant ce ténébreux, je restai figée, là !!                                        heart10.gif

Je sentis le sol se dérober sous mes pieds.
Les jambes tremblantes, je dus enfin m'asseoir
pour tenter de calmer mon coeur qui s'emballait...
Cherchant à retrouver un peu de dignité,
je décollais la frange de mon front mouillé,
qui s'égouttait comme un drap sur son étendoir.

Je me trouvais tellement bête et misérable
devant ce bel hidalgo au regard profond...
Comment faire illusion devant cet étranger
qui eut à peine pour moi, un regard de pitié?

Je me sentais pitoyable comme un manchot
devant ce très beau jeune homme frais et dispo...
Comment paraître lionne, quand on se sent mouch'ron?

En réfléchissant à mon état lamentable,
je devins encore plus rouge de confusion
que la fleur écarlate du rhododendron.

Décidément, c'était un vrai cauch'mar:
Il fallait que je croise son regard !...
J'aurais aimé me changer en souris,
et disparaître dans un petit trou...

C'est sûr, je ressemblais à un hibou,
à la pauvre Cendrillon du logis,
ou à rien de très glorieux en tous cas,
de quoi le faire fuir sans se retourner.

Mais comment aurait-il pu voir en moi
cette jeune fille, frêle et enjouée?
Comment aurais-je pu faire illusion
avec cette apparente défection ?

Pas de chance, voilà qu'il quittait mon carroce !
et je me sentis comme la fée Carabosse.
Il me laissait seule, avec le coeur brisé,
et je perdis pour toujours ma chance d'aimer.

Dehors, la pluie avait enfin cessé.
L'inconnu disparaissait à jamais.
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N
je veux dédier ce poème à toutes les femmes qu'on aime pendant quelques instants secretsà celle qu'on connaît à peineq'un destin différent entraineet qu'on ne retrouve jamais ... c'est brassens qui chantait ça , sur un poème d'antoine poltoi tu l'as réécrit pour les femmes ---  sourire
Répondre
B
Bonjour, Naejlou, je ne crois pas connaître cette chanson de Brassens, peux-tu m'en dire plus?...En tout cas je suis vraiment honorée que tu compares mes vers maladroits à ceux de ce grand poète.
F
waow!<br /> big bisous
Répondre
B
Merciiii !!!!   BISOUS.